Innovation et veille stratégique

C'est l'innovation qui fait la différence entre un leader et un suiveur ( steeve Job)

Le tour d’horizon des études du marché montre une tendance particulière qui accompagne la révolution numérique, à savoir la saturation progressive et la raréfaction des besoins non satisfaits.   Après la stratégie de l’expansion géographique qui a élargi et accéléré l’économie mondialisée, la dynamique concurrentielle nécessite plus de différenciation et d’offensive pour maintenir l’avantage concurrentiel et mieux s’adapter au marché.

L’innovation reste une clé précieuse si on définit bien de quel type d’innovation il s’agit.

Les principaux types d’innovation

On dénombre quatre types d’innovations directes pour le marché :

  • L’innovation continue (ou incrémentale): améliorer un produit ou un service par la technologie (voiture – télévision- PC – mémoires… etc).
  • L’innovation adjacente : attribuer une nouvelle fonction (usage) à un produit existant  ( post-it)
  • L’innovation de rupture :  implique une analyse fine du besoin, une réponse ciblée et à moindre coût pour élargir le marché (free mobile – Dacia – avion low cost)
  • L’innovation radicale : concevoir un nouveau produit ou service pour un nouveau marché ( MP3- DVD- smartphone)

On peut également citer les innovations de type indirect qui permettent d’optimiser le positionnement sur le marché : L’innovation marketing - l’innovation de procédé  ou l’innovation managériale  

L’«Open Innovation» ou l’innovation partagée.

L’innovation partagée est un terme introduit en 2010 par Henry Chesbroug. C’est le processus par lequel l’entreprise s’ouvre sur des acteurs externes pour innover (start up – chercheurs – consultants – étudiants – clients….etc).  C' est un concept prometteur qui implique néanmoins un changement aussi bien dans la culture que dans la structure d’organisation. Il faut dépasser la culture du secret et l’organisation pyramidale pour collaborer, partager et co-créer.


Protection et divulgation

Quel que soit le type d’innovation adopté, il est indispensable de ne pas livrer son savoir-faire à la concurrence. La protection de l’innovation reste un enjeu stratégique crucial. A côté de la méthode juridique du dépôt de « brevet », il existe d’autres méthodes dites informelles comme « le secret » qui permettent de bien s’approprier les retombées de son innovation.

En particulier, l’innovation partagée pourrait exposer à l’appropriation de son savoir-faire, directement ou indirectement, quand elle est divulguée. Sachant qu’un processus de divulgation intervient lors  du dépôt d’un brevet ou son examen.

La seule parade informelle pour tenter de protéger son savoir-faire est, jusqu’à présent, celle du « secret ». Mais cette protection est aléatoire et comporte de nombreuses possibilités de fuite.

Si le secret est éventé ou en cas de conflit, conserver l’avantage concurrentiel que l’on avait dépend de l’appréciation de la Justice.

Autre alternative juridique « secrets d’affaires »

Comme l’exigent tout à la fois la directive européenne du 8 juin 2016 et la loi française de transposition, pour être protégé, il faut adopter des mesures de protection « raisonnable ». C’ est pourquoi le concept et système « secrets d’affaires » © constitue une mesure « raisonnable » 

[1] www.secretsdaffaires.com

Il s’agit de l’Acte d’Avocat, sur « le savoir-faire » qui bénéficie de la protection du Code civil dans lequel il est intégré. Il est conservé au secret le plus absolu sans limite dans le temps. Ainsi, on crée le droit sur le savoir-faire mieux que le simple usage du « secret ».

                                                                                                                                                                 Co-auteurs : Touriya JOUBERT et Alain GEUS