PLANIFIER SA CROISSANCE : 5 SUGGESTIONS POUR EXPORTER EFFICACEMENT AU CANADA

Un des leviers de croissance et de rentabilité pour une PME est d’exporter outre-frontière

Un des leviers de croissance et de rentabilité pour une PME est d’exporter outre-frontière. Pour y parvenir, l’entreprise doit croire au potentiel de ses produits, être bien entourée et surtout, préparer le terrain pour faire face à la concurrence ainsi qu’aux douanes et connaître les règles d’homologation du pays ciblé.
Le Canada, dont le Québec est très bien situé, pour sa langue et pour les échanges commerciaux en cours. L'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne (UE) va créer des emplois, renforcer les relations économiques et stimuler le commerce du Canada avec le deuxième marché mondial. L’AECG est un accord de libre-échange progressiste qui couvre pratiquement tous les secteurs et facettes de la relation commerciale Canada-UE dans le but d’éliminer ou de réduire les obstacles au commerce.
Mais, on ne se le cachera pas, c’est aussi un tremplin vers les États-Unis où le marché est beaucoup plus attrayant en terme de consommateurs. Le Canada bénéficie d'ailleurs d’un Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis.

1-Participer à des salons commerciaux
Avant de se lancer sur la scène internationale, il faut gagner la confiance de l’industrie. Sans utiliser des budgets élevés de marketing, participer à des salons commerciaux est le moyen le plus abordable pour bâtir la crédibilité de votre marque.

2-Rencontrer d’autres entrepreneurs
Ce sont aussi les multiples rencontres avec d’autres entrepreneurs de PME de la même taille et aux réalités semblables à la vôtre qui vont vous aider à vous entourer des meilleures ressources pour faire avancer votre entreprise encore plus loin. Le partage d’expérience, des bons et des mauvais coups, vous permettra de dénicher des références pour un conseiller en douane, un cabinet d’avocats, qui dispose souvent de correspondants dans la plupart des pays où vous voulez exporter. N’hésitez pas à solliciter vos collaborateurs actuels (banque, cabinet comptable et à d’autres regroupements d’entrepreneurs) pour leur demander de vous inviter lors de leurs cocktails et autres activités de réseautage afin de générer ces rencontres. Inscrivez-vous également aux bulletins d’actualités des organismes proposant du soutien à l’exportation pour recevoir l’invitation à des événements pertinents pour vos démarches.

3-Profiter des délégations canadiennes et québécoises
Une autre façon abordable pour se préparer à l’exportation consiste à faire appel aux délégations québécoises et canadiennes déjà présentes dans les pays convoités. Recourir aux organismes régionaux de promotion des exportations (ORPEX) fait aussi partie des options. Vous avez également accès gratuitement aux attachés commerciaux du gouvernement fédéral qui peuvent vous aider à trouver des distributeurs qui cadrent avec vos activités.
Si vous êtes dans la région de Lyon par exemple, il y a Le Centre Jacques Cartier qui organise depuis 30 ans maintenant des missions entre Montréal et Lyon, et invite à chaque fois des entrepreneurs et les assiste dans leur développement d’affaires, ou juste en mission exploratoire. Dans mon précédent article “10 conseils pour réussir en affaire au Québec”, je mentionnais également l’OFQJ, qui est un organisme bi gouvernemental implanté au Québec et en France. Il permet aux jeunes adultes québécois d'effectuer un projet international en France et pour les jeunes français un projet international au Québec.

4-Co-entreprise (Joint-Venture) ou achat d’entreprise
Les signatures d’entente commerciale avec d’autres entreprises permettent l’échange de ventes de produits pour compléter vos lignes existantes. Vous pouvez ainsi augmenter votre présence à l’international sans faire les frais d’une exportation de votre compagnie. L’autre option c’est d’acheter une entreprise dans le pays ciblé et d’y commercialiser aussi vos produits. Il y a un organisme en place au Québec qui compile aussi un certain nombre d’entreprises disponibles, le Centre de Transfert d’entreprise du Québec (CTEQ), mais d’autres options sont aussi disponibles mais souvent dans des réseaux de références bien gardés!

5-Google Analytics : votre meilleur allié pour une étude de marché à l’exportation
Google Analytics offre une mine d’informations sur vos clients et concurrents et se veut un allié incontournable pour bien comprendre le comportement en ligne de votre cible. Faîtes affaire à une agence spécialisée ou formez vous pour utiliser efficacement les nombreux outils de la plateforme, lancer une étude de marché et développer une stratégie d’exportation adaptée aux possibilités du marché.

RESSOURCES en France
Agences de crédit export, ou Export Credit Agencies (ECA) comme la COFACE (Compagnie Française d'Assurance pour le Commerce Extérieur).

RESSOURCES au Québec
Québec Export
MAPAQ (dans le domaine alimentaire : http://www.mapaq.gouv.qc.ca)
FACI (Femmes d’affaires en commerce international)
Born Global – Groupe Facebook
Montréal International
Chambre de commerce Montréal métropolitain
Tourisme Montréal
Toutes les chambres de commerce étrangères à Montréal pour avoir des ressources sur les pays ciblés
Groupe Conseil C-TPAT, expert en commerce international
Katapultagent.com (pour les entreprises dans les techs)
CAFA corporation (pour l’achat d’entreprises)

EN RÉSUMÉ
La pénétration de marchés étrangers est une décision à assumer sur le long terme
L’attaque d’un marché après l’autre est importante pour éviter les échecs
La pénétration à l’étranger ne se fera qu’après le contrôle de la parfaite qualité des produits, des services et des procédures de l’entreprise sur son marché initial
L’adaptation au marché étranger est indispensable. Un « copier-coller » ne se justifie jamais
Le défi est, certes, économique et commercial mais aussi humain. Préparez-vous-y ainsi que votre équipe éventuelle. Je vous invite notamment à lire ou relire  mon précédent article “10 conseils pour réussir en affaire au Québec” pour vous y préparer.