10 CONSEILS POUR RÉUSSIR EN AFFAIRES AU QUÉBEC

Réussir en affaires dans un pays qui n'est pas le nôtre nécessite de connaître un certain nombre de codes. Dans cet article, nous en décortiquons 10 pour vous!

  • Bien connaître le code culturel du Québec

Quand on veut faire des affaires dans un pays qui n’est pas le nôtre, on doit l’apprendre. Alors avant tout chose, je vous suggère de lire Le Code Québec : Les sept différences qui font de nous un peuple unique au monde. Cet ouvrage dresse un portrait surprenant, souvent déstabilisant, parfois embarrassant mais surtout non complaisant de la personnalité québécoise. Quand vous aurez fait connaissance avec les Québécois, vous saurez comment vous adressez à eux, ce qui facilitera les mises en relation professionnelle. Bien connaître à qui l’on parle permet de bien construire vos messages de communication.

  • Bien se préparer avant d’aller frapper aux portes

Maintenant que vous connaissez bien les individus, nous vous suggérons de vous imprégner de leurs contextes professionnels, de vous intéresser à leurs actualités. Vous pouvez vous inscrire à des infolettres de journaux locaux d’affaires comme Les affaires. Si vous avez déjà des prospects, suivez-les sur leurs médias sociaux, vous aurez là une mine d’or d’informations gratuites sur leurs affaires et actualités. Vous aurez ainsi de bons arguments pour les appeler et leur présenter vos produits/services.

  • Y aller étape par étape

Pour faire des affaires au Québec, il faut aussi en connaître la législation. Au Canada, il y a les lois provinciales, qui peuvent être différentes d’une province à une autre, et les lois fédérales qui s’appliquent à l’ensemble du Canada.

Le Québec a notamment une loi qui lui est propre : la Loi 101, la Charte de la langue française. Il y a dans ce site un accès au « Grand dictionnaire terminologique » et à la « Banque de dépannage linguistique » qui sont très utiles pour trouver le bon vocabulaire adapté pour le Québec. Les français sont connus pour utiliser beaucoup d’anglicisme (ex : Parking en France et Stationnement au Québec) et les québécois pour franciser des mots anglais (ex : « j’ai cancellé mon RDV » au Québec et « j’ai annulé mon RDV en France »). Alors la Charte est surtout là pour nous permettre de sauver notre chère langue française!

Les entreprises qui s’installent au Canada sont aussi assujetties à Loi canadienne sur les sociétés par actions. Avant de vous installer, n’hésitez pas à utiliser les ressources accessibles, via des entités privés comme les cabinets d’avocats ou encore des entités publiques comme Entreprises Québec. Il y a aussi des consultants en immigration qui pourront vous aider, vous et votre famille pour bien vivre cette nouvelle étape dans votre vie.

  • Ne pas avoir peur de sortir de sa zone de confort

Quand vous décidez de vous installer dans un nouveau pays, ce n’est pas pour reconstituer votre pays d’origine dans ce nouveau pays d’accueil. Il va falloir que vous vous impliquiez dans la collectivité, que vous vous créiez un nouveau réseau de contacts professionnels en intégrant par exemple des groupes dans LinkedIn comme LQ-Thèmes: réseautez, échangez, apprenez ►http://bit.ly/portail-LQ Montréal Québec Québec France ou encore en faisant du bénévolat d’affaires (voir mon article « Augmentez votre réseau de contacts grâce au bénévolat d'affaires»). Il y a aussi des réseaux de professionnels comme 2PS qui vous permettront d’agrandir votre réseau d’affaires. Impliquez-vous et vous aurez une intégration beaucoup plus rapide dans le pays, et surtout plus de succès dans vos affaires!

  • Bien adapter vos produits au marché local

Avant de venir vendre vos produits/services au Québec, il va falloir faire une étude de marché, bien connaître votre concurrence et vos éléments différentiateurs. Le gouvernement du Canada met à votre disposition un Guide pour l'étude et l'analyse des marchés.

Aussi, on ne veut pas juste savoir que vous êtes « meilleurs », on veut savoir POURQUOI vous l’êtes! Je vous invite d’ailleurs à écouter ce TED Talk de Simon Sinek sur le sujet (en anglais mais sous titrage en français disponible), et ainsi découvrir le cercle d’or qui vous permettra de maximiser votre implantation.

  • Participer à des salons commerciaux

Avant de se lancer sur la scène internationale, il faut gagner la confiance de l’industrie. Sans utiliser des budgets élevés de marketing, participer à des salons commerciaux est le moyen le plus abordable pour bâtir la crédibilité de votre marque. Il y a également des délégations québécoises qui se déplacent en France pour justement créer ces rencontres, profitez-en pour rencontrer des entrepreneurs du Québec à ce moment-là. Par exemple, l'Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) fait partie de LOJIQ - Les Offices jeunesse internationaux du Québec, qui est le regroupement des organismes de mobilité internationale jeunesse du Québec. L’OFQJ est un organisme bi gouvernemental implanté au Québec et en France, il permet aux jeunes adultes québécois d'effectuer un projet international en France et pour les jeunes français un projet international au Québec.

  • Rencontrer d’autres entrepreneurs qui veulent aussi faire des affaires au Québec

Ce sont aussi les multiples rencontres avec d’autres entrepreneurs de PME (ou autres) de la même taille et aux réalités semblables à la vôtre qui vont vous aider à vous entourer des meilleures ressources pour faire avancer votre entreprise encore plus loin. Le partage d’expérience, des bons et des mauvais coups, vous permettra de dénicher des références pour un conseiller en douane, un cabinet d’avocats, qui dispose souvent de correspondants dans la plupart des pays où vous voulez exporter. N’hésitez pas à solliciter vos collaborateurs actuels (banque, cabinet comptable et à d’autres regroupements d’entrepreneurs) pour leur demander de vous inviter lors de leurs cocktails et autres activités de réseautage afin de générer ces rencontres. Inscrivez-vous également aux bulletins d’actualités des organismes proposant du soutien à l’exportation (Agences de crédit export, ou Export Credit Agencies (ECA)) comme la COFACE (Compagnie Française d'Assurance pour le Commerce Extérieur) en France, pour recevoir l’invitation à des événements pertinents pour vos démarches.

  • Penser à l’option de Co-entreprise (Joint-Venture)

Les signatures d’entente commerciale avec d’autres entreprises permettent l’échange de ventes de produits pour compléter vos lignes existantes. Vous pouvez ainsi augmenter votre présence à l’international sans faire les frais d’une exportation de votre compagnie. Il est important de connaître les principales formes d’entreprises afin de choisir la plus appropriée pour vos affaires.

  • Acheter une entreprise plutôt que d’en créer une

Il y a un vrai problème de relève au Québec. La population est vieillissante. Les médias mentionnent que, toutes tailles considérées, dans 10 ans, 10 000 entreprises vont fermer par manque de relève, soit parce qu’il n’y en a pas dans les entreprises soit parce qu’elle n’a pas été formée! Il y a plusieurs endroits pour trouver des occasions d’affaires à acheter comme le Centre de transfert d’entreprises au Québec.

  • Être humble lors de vos rencontres et être visible sur le web

Vous ne voulez surtout pas être le « Maudit français » dont les québécois font parfois mention dans une conversation. Assurez-vous d’avoir un profil LinkedIn à jour avec une belle photo, c’est un réseau très utilisé au Québec.

A propos de l’auteur

Anne-Solène Rioult, spécialiste en développement des affaires, est la fondatrice de la compagnie Les FACILitatrices. Sa plus grande mission est de soutenir les entreprises dans leur développement d’affaires. Elle participe à la croissance économique du Québec en créant de la richesse collective par le biais de ses actions professionnelles auprès des entrepreneurs et de la communauté d’affaires de Montréal. Elle a également accompagné plusieurs entreprises étrangères dans leur installation au Québec, en mettant notamment son grand réseau de professionnels au bénéfice de la réussite de leur implantation.