Pourquoi je produis de l’extrême qualité

Je l’ai entendu mille fois de la part d’homologues éditeurs. « Isabelle, toi qui connais si bien le métier, pourquoi ne te la joues-tu pas plus facile ? Pourquoi ne pas produire des ouvrages simples, en grand nombre ? Pourquoi ne fais-tu jamais la même chose ? »

Parce que je suis passionnée


Passionnée par le génie humain.

Passionnée par les gens qui ont des idées et encore plus par ceux qui en font quelque chose.

Passionnée par les savoirs et les savoir-faire que je n’ai de cesse de mettre en lumière.

À travers des livres de prestige, des histoires d’entreprises, des biographies de bâtisseurs, des ouvrages uniques, incomparables.

À travers des livres pratiques et d’affaires dans lesquels on apprend des autres, à la lecture desquels on sort grandis, mieux outillés.


Parce que, moi aussi, je me sers de mon génie


Tout comme les entreprises que je dessers, je suis en mouvement.

J’apprends de tout, de tous, tout le temps.

Je m’appuie sur le meilleur en moi : futurisme, idéation, capacité à maximiser, réalisation (concrétiser des idées), ralliement (fédérer les talents)…

Je m’entoure donc d’experts tous plus compétents que moi dans leur genre et je les réunis autour des projets de nos clients.

Des personnes passionnées d’histoire, de création, de fabrication, de photographie, et même de points et virgules.

Pour des clients qui choisissent eux-mêmes l’extrême qualité.

Ça donne des produits extraordinaires, exaltants, beaux, utiles, intelligents. Spécialisés.


En édition comme en haute couture, ça prend la forme du sur-mesure


L’histoire que relatait Michael Heppell, dans son ouvrage 180 (Sgräff, 2010), l’illustre parfaitement.

Smyth & Gibson confectionne les meilleures chemises du monde. Cette entreprise de Belfast fait des chemises, et rien d’autre. Et elle les garantit 20 ans. Pensez-y : 20 ans pour une chemise !

Mais ce n’est pas tout. Smyth & Gibson emploie des personnes chargées de la fabrication et de la pose des cols de chemise. Et c’est tout ce qu’elles font. Elle emploie aussi des gens pour couper le tissu de façon à ce que chaque couture semble invisible. Et elle emploie des personnes dont la seule fonction consiste à assembler les manches en veillant à ce que les rayures soient parfaitement alignées. En fin de compte, chaque chemise requiert l’intervention de 15 personnes.

Lorsque j’ai demandé à Richard Gibson : « Pourquoi ne pas montrer à chaque employé comment faire un peu de tout ? Vous pourriez sûrement fabriquer plus de chemises. » Il m’a répondu que son approche visait à révolutionner les méthodes de fabrication. Alors que tous ses concurrents ne pensaient qu’à l’automatisation et à l’augmentation des volumes de production, son entreprise avait choisi de se spécialiser et de mettre l’accent sur les détails. Je n’ai alors pu m’empêcher de lui demander : « Mais pourquoi est-ce si important d’aligner les rayures ? La plupart des gens ne le remarquent même pas ! » Et lui de me répondre : « Nous le remarquons. » J’adore cette assurance et cet aplomb.

Quand passion rime avec détails


À quoi voit-on la qualité ?

Au savoir-faire des artisans, des professionnels…

À la réalisation, son concept, son design…

Aux matériaux qui touchent l’œil, le nez, la main…

À la pérennité du produit, sa durée de vie, son style indémodable…

Aux mille détails qu’on ne décèle pas toujours a priori, mais qu’on découvre petit à petit…

Au plaisir renouvelé à chaque contact avec l’objet…


Est-ce cela, le luxe ?

« Le luxe n’est pas une chose, le luxe n’est pas un prix, le luxe est une émotion, née de la passion de celui qui désire la faire partager. » (Alexandre Dubarry, L’enchantement du client, Zen Business, 2012.)

Ajoutons que, quand c’est notre modus operandi, ça s’appelle notre signature !


Isabelle Quentin est maître-éditeur et experte en contenus de communication

Étude pour un Saint Sébastien dans un paysage. Plume fine et encre brune. Leonardo Da Vinci 1452-1519.