L’art de la mise en relation professionnelle

J’ai mis en relation un très grand nombre de personnes dans ma vie. Gratuitement.

J’ai mis en relation un très grand nombre de personnes dans ma vie. Gratuitement. Dans le contexte de mon travail ou pas. Pour le bonheur de savoir que deux personnes ou deux groupes allaient pouvoir grandir, prospérer, grâce à cette rencontre qui n’aurait pas eu lieu autrement. D’avoir contribué à la mise en lumière de savoirs et de savoir-faire au moment où c’était utile.


Pourquoi s’entremettre ?

 

Établir une relation entre deux personnes doit d’abord avoir du sens pour les deux individus et arriver à point nommé. Si ces deux conditions sont réunies, il faut le faire dans la foulée. L’alignement des astres est éphémère...

 

Si ces deux conditions ne sont pas réunies, surtout ne rien faire ! Personne ne veut être invité à en rencontrer une autre, même exceptionnelle, inutilement. Perte de temps et sapement de votre propre crédibilité. Un cadeau empoisonné.

 

Comment connaître les besoins des uns et des autres ?

 

Il n’y a pas d’autre recette que celle de l’écoute sincère. Lorsque vous rencontrez une personne, demandez-lui ce qui va bien, ce qui ne va pas ou pourrait aller mieux, quels sont ses rêves et ses projets. Vous serez surpris par la franchise de ses réponses. On parle beaucoup, mais on est rarement amené à parler vrai.

 

Même le traditionnel « Comment ça va ? » est habituellement lancé avec l’espoir que la personne répondra « Ça va bien ». Dialogue nul.

 

Donc, s’intéresser vraiment à ce que la personne a à offrir de meilleur — sinon, à quoi bon ? – et écouter. Parler le moins possible, si ce n’est pour en apprendre davantage, mieux cerner le propos, l’éventuel besoin. Être totalement présent, même si on ne dispose que de dix minutes.

 

Et si, et seulement si, de cet échange l’idée d’une mise en relation s’imposemener à bien son projet.

 

Comment s’entremettre ?

 

Mes amis et collègues me qualifient souvent d’experte entremetteuse. C’est gentil, et je comprends ce qu’ils me disent, mais malheureusement ce mot est réservé aux intrigues galantes ! Bref, intermédiaire ou réseauteuse est sans doute plus heureux.

 

Quand je sers volontairement de passerelle, si j’ai un doute sur mon raisonnement, je donne un coup de fil à la personne visée ou lui adresse un courriel et lui demande si elle accepte que je la mette en relation avec telle autre en lui expliquant le lien que je fais entre elles.

 

Si je ne doute pas du rapprochement, j’envoie directement un courriel adressé aux deux individus.

 

En quelques lignes, ce courriel contextualisera mon intervention, les présentera l’un à l’autre, leur expliquera le lien que je fais entre eux. Je les inviterai enfin à échanger. Pour cela, bien sûr, j’ajouterai leurs téléphones professionnels, sites ou pages LinkedIn.

 

Le courriel a l’avantage d’être lu au moment où nous le souhaitons et d’y donner suite en temps opportun.

 

Attention, cette invitation à la rencontre n’est pas une « vente », mais bien un cadeau pour l’une et l’autre. 

 

Temps perdu ou investissement ?

 

Ni l’un ni l’autre.

 

Pour moi, il s’agit d’un réseautage réussi auprès de ces personnes. Un petit don de mon intelligence, de ma capacité naturelle à faire des liens entre les idées, les projets et les gens. Un don entre humains.

 

Rien n’a plus de sens.

 

Quand ces mêmes personnes m’envoient un mot pour me remercier de les avoir mis en relation, c’est le cœur en fête avec le sentiment du devoir accompli que je continue ma journée.